Je ne me fierai plus jamais aux critiques de cinéma.
Le dernier film de Woody Allen, Cassandra's Dream,  fait certainement partie de ses meilleurs.
Et pourtant mes journaux préférés (Libé en particulier) en avaient dit pis que pendre.
Libé parle "d’un drame étrangement moribond, immobile et impitoyablement bavard".
De scènes "constituées de torrents de dialogues plutôt platement filmés et photographiés dans les tons froids du drame social anglais".
Et va jusqu'à parler de film "objectivement raté", même si Didier Péron, qui a pondu la critique, daigne à peine avouer, du bout de sa plume, que "néanmoins on ne se défait pas aisément de la poisse qu’il déverse".
Mais oser intituler son article "Woody Allen au bout du rouleau" me semble d'une malhonnêteté crasse.
Surtout ne vous laissez pas influencer par ces critiques parigotes snobinardes et bégueules : Cassandre's Dream est, à mon humble avis, un film exceptionnel, les dialogues (c'est vrai que, comme toujours chez Allen, c'est assez "verbeux") sont brillants, les caractères campés par les deux personnages principaux (Colin Farrel et Ewan McGregor) sont d'une humanité rare et, ce qui ne gâte rien, les acteurs sont exceptionnels, avec un petit plus pour Colin Farrel en contre-emploi qui mérite un Oscar !
Ce n'est certes pas une comédie, c'est même franchement dramatique (n'ayez pas peur : je ne vous dirais pas que c'est la bonne l'assassin -oups ! trop tard), mais Woody Allen ne peut pas s'empêcher quand même, par moment, de nous faire sourire de ces deux frères embarqués dans une histoire qui les dépasse.
Du grand cinéma, n'en déplaise à ces messieurs les "professionnels de la profession".
De toutes façons, un film de Woody Allen ne peut jamais être totalement décevant : mais celui-ci est bien plus, c'est une grande cuvée !